Arcanes - images numériques - 2014





Ode à l’invisible, aux mystères.           
Cartographie intime.
“Arcanes” est une traduction visuelle d’un passage, d’une transformation où tout semble en suspend.
Le jour devient nuit.           
Lente dissolution.


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EN

Ode to invisible, to mysteries.           
Intimate cartography.
“Arcanes” is a visual translation about a path, a transformation during wich everything seems suspended.
Day become night.           
Slow dissolution.



Broken Pulsar - images argentiques - 2015

Au travers du quotidien, une interruption: comme un éclair.
Un kaleidoscope.           
Ici, le feu brûle. Les contrastes sont forts, les couleurs se libèrent. Elles résonnent comme un cri.
Dans le même temps, une douceur. Dans les gestes, les grains de  la peau, la lumière et l’ombre.
Le désir marqué dans l’étreinte, le mouvement et le feu. Urgence de vivre. Oscillations, prises de pouls.
Vif.
Naïeveté.
Jeunesse.
Le rythme s’accèlère puis s’apaise.       

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EN

Through daily life, an interruption :  like a lightning.
A kaleidoscop.           
Here, fire is burning. Contrasts are strong, colors are getting free. It resound like a scream.
In the same time, sweetness. In gestures, skin, light and shadow.
Desire written into embraces, movement and fire. Urgency to live.
Swingings. Taking the pulse.
Vivid.
Naievety.
Youth.
Rythm accelerates then gets slow.

Les aurores fulminantes - images argentiques - Canada et USA - 2018

Cueillir les images au creux du chemin.

Se déplacer, aller vers l’inconnu.
L’expérience du voyage se vit à deux échelles. Le déplacement du corps à la rencontre d’un déplacement intérieur.
Sortir de l’ombre, sortir de soi pour mieux se rencontrer. La recherche de la lumière s’allie à des altérations fugitives.
La banalité du beau, le mouvement du sensible nous traîne vers des mystères et profondeurs inattendus avec pour décor l’Amérique du Nord.

Voyager c’est s’offrir la possibilité de rencontrer des aurores nouvelles, neuves de toute expérience. C’est le matin qui vient nous chatouiller vers des promesses si tendrement humaine.


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EN

Collect pictures along the way.


Move, go towards the unknown.
There is two scales to experience travel. The movement of the body meeting an inside movement.
Get out of the shadows, get out of yourself to meet yourself better. Light’s research ally with fugitives alterations.
The banality of the beautiful, the movement of sensitiveness drag us to mysteries and depths unexpected with North America as a decor.

To travel is to offer yourself the possibilities of new dawns, new from every experience. It’s the mroning that comes to tickle us to promises so tenderly human.
ll y a des eaux en nous qui meurent de soif - images argentiques - Bords de Loire - 2017

La Loire dessine au sol ses sinueuses cavités.
Comme des veines.
C’est le coeur de l’hiver.
Avant des départs, avant la possibilité d’une abscence.

Intérieur. Extérieur.
Nuit.

La nuit, elle nous porte.
On se souviendra de ces moments comme de ces instants suspendus.
Ceux où notre vulnérabilité n’en aura été que plus belle.



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EN

The Loire river is drawing her sinuous chambers.
Like veins.
We are in the depths of winter.
Before departures, before the possibility of an absence.

Interior. Exterior.
Night.

The night, it drives us.
We will remember those times as supsended moments.
Those where our vulnerability would have been so vivid.


Apo Mesa - images argentiques - Grèce - 2019


“Apo Mesa, voyage intérieur, cartographie intime, poésie géographique.
TENIR NOTE pour l’intérieur.
Essence d’une abscence, comme un trou de mémoire. Reconstruire des souvenirs.
Laisser s’envoler ceux, fantasmés de ma mère, et rendre les miens plus présents. Vivants.

Des yeux noirs. De la fumée. Des chiens qui aboient.
Lancés à pleine vitesse.
Du bleu.
Les traces lanscinantes des oranges.
Se laisser envahir. Se laisser tomber.
Sans filets, sans filets.”

- extrait de carnet de voyage -


Il y a quarante ans, ma mère partait vers la Grèce.
Elle y restera deux mois, prinicpalement sur l’ïle de Kerkyra où hébergée par une famille, elle cueille les olives.
Enfant, elle me parlait de ce voyage.
Mon imaginaire en fut nourri, tout comme mon attrait pour l’ailleurs.
Alors, suivant cette piste pour laquelle je n’ai ni indications géographiques précises ni photographies d’archives, je pars.
Et les histoires se croisent.
C’était la saison des olives et des oranges.


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EN


“«Apo mesa, inside journey, intimate cartography, geographical poetry.
TO TAKE NOTES from the inside.
Essence of the abscence, like a blackout. Rebuilding memories.
Let go those, fantasized, of my mother and make mine more present.
Alive.
Vivid.
Black eyes. Smoke. Barking dogs.
Running at full speed.
Blue.
Haunting traces of the oranges.
Being overwhelmed. Let myself falling down.
Without net, without any net..”

- extract from a travel diary -


Forty years ago, my mother was heading to Greece.
She will stay there two months, mostly on Kerkyra island where she will be hosted by a family, picking olives.
As a child, she would talk to me about her journey. My imagination would be fed on those stories, as my attraction to
the elsewhere.
So, following a track without any geographical incation or photographical archives, i left.
Paths would cross.
It was the season of olives and oranges.